Sélection du Prix Filigranes 2020

Hello tout le monde ! Aujourd’hui, je vous présente la sélection du prix Filigranes 2020 pour lequel j’ai eu la joie d’être sélectionnée en tant que jurée. Depuis 2016, la librairie Filigranes attribue son propre prix littéraire qui récompense « un livre de qualité accessible à tous » parmi les romans francophones parus début 2020 ou lors de la rentrée littéraire. Avec le reste du jury, nous nous réunirons le 25 août pour débattre à propos des sept finalistes et le prix sera remis le 21 septembre prochain ! Restez connectés, je reparlerai de mes lectures pour ce prix dans les prochains billets.

« Sexy Summer » de Mathilde Alet, Flammarion

Juliette souffre de la « maladie des ondes ». Raison de son déménagement au coeur d’une zone blanche de Belgique. Fille de la ville, que va-t-il lui arriver dans ces paysages plats et mornes où la violence couve autant que l’humanité ?

Alors que ses parents pensent l’avoir protégée du plus grave, Juliette se cherche et grandit dans son monde, flottant, entre ombre et lumière, auprès de Tom, le garçon à la peau de litchi, et au gré des joies et des embûches que la vie place sous ses pieds.

L’étrangeté des campagnes belges forme le décor de ce roman âpre, l’histoire d’une jeune fille dont les rêves enfantins se heurtent à la difficulté de grandir.

« Mémoire de soie » d’Adrien Borne, Éditions JC Lattès

Ce 9 juin 1936, Émile a vingt ans et il part pour son service militaire. Pourtant, rien ne vient bousculer les habitudes de ses parents à La Cordot. Peu importe qu’il les quitte pour deux ans, pas de fierté ni d’inquiétude. Il faut dire qu’il n’y a pas de héros en uniforme chez eux, la Grande Guerre a épargné les siens, même si c’est un temps dont on ne parle jamais, pas plus qu’on évoque l’ancienne magnanerie, ultime fierté familiale où, jusqu’en 1918, on a élevé les vers à soie.

Ce matin, sa mère n’a témoigné d’aucune tendresse particulière. Il y a juste ce livret, fourré au fond du sac de son fils, avant qu’il ne monte dans le bus pour Montélimar. Un livret de famille. À l’intérieur, deux prénoms. Celui de sa mère, Suzanne, et un autre. Baptistin. Ce n’est pas son père, alors qui est-ce ? Pour comprendre, il faut dévider le cocon et tirer le fil, jusqu’à remonter au premier acte de cette malédiction familiale.

« La Demoiselle à cœur ouvert » de Lise Charles, Éditions POL

L’écrivain Octave Milton, 44 ans, pensionnaire à la Villa Médicis, use de son talent et de sa notoriété pour entrer dans l’intimité de ses fréquentations et de ses correspondantes afin de recycler leurs confidences dans ses livres.
Un roman épistolaire mêlant divers types de textes inspiré par le propre séjour de l’auteure à la Villa Médicis, dont elle a été pensionnaire en 2018.

« À vendre ou à louer » de Valentine De le Court, Éditions Mols

Qui n’a pas rêvé de posséder les clefs des plus beaux appartements de Paris pour y vivre sans attaches ? Jean-Baptiste, agent immobilier, y retrouve ses conquêtes d’un soir et jouit de cette vie nomade et sans accrocs jusqu’au jour où le destin surgit dans l’une de ses garçonnières, sous les traits d’une inconnue agonisante, qu’il sauve in extremis et qui s’évapore aussitôt.

Le monde de Jean-Baptiste déraille alors inexorablement et il se retrouve bientôt pris au piège entre chantages, enlèvements et le charme vénéneux d’une journaliste ambitieuse.

Au cœur d’une conspiration diabolique, il est contraint de retrouver l’inconnue à tout prix pour sauver sa vie, et peut-être celle de beaucoup d’autres.

« Le monde n’existe pas » de Fabrice Humbert, Gallimard

Lorsque Adam Vollmann, journaliste au New Yorker, voit s’afficher un soir sur les écrans de Times Square le portrait d’un homme recherché de tous, il le reconnaît aussitôt : il s’agit d’Ethan Shaw. Le bel Ethan, qui vingt ans auparavant était la star du lycée et son seul ami, est accusé d’avoir violé et tué une jeune Mexicaine. Refusant de croire à sa culpabilité, Adam retourne à Drysden, où ils se sont connus, pour mener l’enquête. Mais à mesure qu’il se confronte au passé, toutes ses certitudes vacillent…
Roman haletant et réflexion virtuose sur la puissance du récit, Le monde n’existe pas interroge jusqu’au vertige une société aveuglée par le mensonge, où réalité et fiction ne font qu’un.

« La race des orphelins » d’Oscar Lalo, Belfond

Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal.
Le Troisième Reich m’a enfantée. Je suis une oubliée de l’histoire.
La seule race que les SS aient créée, c’est la race des orphelins.

Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son histoire apprend qu’elle a 76 ans, qu’elle sait à peine lire, à peine écrire. Qu’elle ne connaît rien de ses parents, ne se souvient plus guère de son enfance. Il comprend que sa vie est irracontable mais vraie. Pourtant, Hildegard Müller est loin d’être amnésique. Elle est simplement coupable d’être née en 1943, de géniteurs inconnus mais bons aryens, dans un Lebensborn, ces pouponnières imaginées par le Troisième Reich pour multiplier la «race supérieure».

« Le Métier de mourir » de Jean-René Van der Plaetsen, Éditions Grasset et Fasquelle

Qui est ce soldat énigmatique qui se fait appeler Belleface ? Et quel est le lourd et douloureux secret qu’il dissimule avec tant de précautions à ses hommes ?
Rescapé du camp de Treblinka, ancien légionnaire en Indochine, officier légendaire de l’armée israélienne, il commande un avant-poste dans le sud du Liban en 1985. Sa mission : protéger la frontière nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah avec l’aide de quelques miliciens libanais à la solde de l’État hébreu. L’arrivée d’un jeune Français ardent et idéaliste au sein de cette communauté d’hommes confinés en territoire hostile, assiégés par un ennemi insaisissable, perdus dans une sorte de désert des Tartares oriental, va être un révélateur. Et faire apparaître le mystère si invraisemblable de la vie de Belleface, héros inconnu dont l’Histoire n’a pas retenu le nom.

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12 commentaires sur “Sélection du Prix Filigranes 2020

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    1. Merci ! Je viens de finir Mémoire de soie et même si le thème de la magnanerie m’a laissée de marbre, j’ai totalement adhéré au style, très beau ! Je me réjouis de lire La race des orphelins 😉

      Aimé par 1 personne

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