Les Autodafeurs (t.3) : nous sommes tous des propagateurs – Marine Carteron

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vais vous parler du dernier tome de la trilogie Les Autodafeurs de Marine Carteron (oui, je les ai enchaînés :-p). Cette petite pause lecture légère et distrayante m’a fait du bien entre Le lambeau de Philippe Lançon, rescapé de l’attentat à Charlie Hebdo, et le roman noir se passant à Gaza que je viens d’entamer.

Attention SPOILER : ce roman est le troisième tome de la trilogie et cette chronique dévoile des moments clés des tomes précédents ! Vous pouvez retrouver mon avis sur le premier tome ici.

La quatrième de couverture

« À cause de moi, le Trésor de la Confrérie a disparu dans les flammes et, avec lui, notre seul espoir de gagner la guerre… maintenant, plus rien ne peut arrêter les Autodafeurs. Pour nous protéger, on nous a envoyés sur une île pourrie au fin fond de l’Atlantique. Là-bas, tout le monde bosse mais, moi, je n’ai pas du tout envie de me bouger, surtout pour aller voir le monde s’écrouler et devenir complètement fou. Si on en est là, c’est de ma faute, alors je préfère rester au lit.»

Auguste Mars

P.-S. : Ce que mon frère oublie de vous dire (mais comme il ne le sait pas, c’est un peu normal), c’est que TOUT le Trésor de la Confrérie n’a pas été détruit. Il reste deux petits carnets écrits en espagnols que j’avais «empruntés» à Maître Akitori avant qu’il referme son container. Alors, c’est sûr, je n’avais pas vraiment le droit… mais plus j’avance dans ma traduction, plus je me dis que j’ai bien fait de les garder.

Dans cet ultime tome de la trilogie, Césarine, Auguste et Néné se lancent dans un dernier combat désespéré contre les Autodafeurs… Heureusement, ils ne sont plus seuls et leurs nouveaux copains sont aussi timbrés, drôles et attachants qu’eux !

L'avis

Dans ce dernier tome, on retrouve avec plaisir mon personnage préféré de la série qui en est aussi l’héroïne, Césarine Mars. La jeune fille autiste nous régale toujours autant dans son journal, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire à chaque expression qu’elle prenait au pied de la lettre ou qu’elle comprenait de travers. Elle porte le roman à elle toute seule. Bien sûr, Néné et Auguste sont toujours là pour mettre leur grain de sel et partir au combat mais on découvre également de nouveaux personnages hauts en couleur : Inés, Shé et Rama. Ce groupe hétéroclite d’ados, décrits savoureusement pas l’autrice ci-dessous, est omniprésent dans ce tome alors que les adultes sont pratiquement absents.

« Enfermés dans notre bocal, nous nous sommes tous regardés en rigolant : le geek écolo, l’autiste géniale, l’Espagnole féministe, le Philippin polydactyle, l’Iranienne musulmane et moi, l’ado idiot. »

Pourtant, l’heure est grave : tous les survivants de la Confrérie se sont réfugiés sur une île des Caraïbes pour échapper aux Autodafeurs. Dans le reste du monde, ce sont nos héros qui sont présentés comme les terroristes, ils vont devoir tout faire pour que la vérité éclate et anéantir les véritables ennemis. L’action est donc au centre du roman et on ne s’ennuie pas une seule seconde, la quête du Livre qu’on ne peut pas lire est digne des romans d’aventure. Nos amis se lancent sur ses traces grâce aux indications d’un garçon du XVIe siècle, descendant d’un illustre explorateur ! Tout est réuni pour nous accrocher jusqu’au dénouement. Ce tome est dans la lignée des précédents mêlant humour, action et réflexion sur l’importance des livres et du savoir. En outre, les nouveaux personnages amènent de la fraîcheur et permettent de renouveler l’intrigue, les relations entre les personnages évoluent et des tensions apparaissent sur fond de trahison.

Et là c’est le drame, je le reconnais, j’ai été décontenancée : la fin prend une tournure étonnante que je ne vous dévoilerai évidemment pas ici mais elle m’a surprise et je n’ai pas trop compris ce revirement soudain. Jusquelà, j’étais happée par l’histoire de ces ados aventuriers aux multiples rebondissements mais cette fin ne m’a pas complètement convaincue…

Pour conclure, j’ai préféré les deux premiers tomes mais je vous conseille cette trilogie efficace qui plaira tant aux ados qu’aux adultes.

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Les Autodafeurs, tome 3 : nous sommes tous des propagateurs, Marine Carteron
Éditions du Rouergue, 384 pages
Date de parution : mai 2015

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